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La Commune/HISTORIQUE

HISTORIQUE

HISTORIQUE

Sans remonter aux temps immémoriaux, nous commencerons par la guerre de Cent Ans : la première invasion des Anglais se situe vers les années 1350.
Au cours des années 1360, la guerre reprend de plus belle pour se terminer vers 1393. De cette époque perdurent encore quelques patronymes ou noms de villages tels que HOM, ROBASTON, JAMES ou LES JAMES, ST-GEORGES, LES RICHARDS, BRARD (anciennement BRAND, le N ayant été remplacé par un R au fil des années), GENESTOUZE (maison couverte de genêts).
Au 16ème siècle, les guerres de religions opposèrent Huguenots et Catholiques comme un peu partout en France.

La Révolution de 1789 n'apporta que peu de troubles dans notre région. Les acteurs les plus importants de cette époque furent le prieur de la Chartreuse de Port Sainte Marie, Christophe Antoine GERLE et, Gilbert Romme co-créateur du calendrier républicain.

Jusqu'à la Révolution de 1789, les prêtres de St-Georges dépendaient du responsable de l'abbaye de Mozac. Par contre de nombreux châteaux très anciens datant pour certains de plusieurs siècles furent détruits ou brûlés.
Nous citerons : le château de Gourdon, le château de la Feuillade, le château de Courteix, le château du Fressinet, le château de la Rochebouton, le château des Bruyères (près du Mazal).
Presque chaque château possédait un étang ou une " porcherie ". Les digues de ces étangs ont été percées lors de la Révolution. L'étang des Marsins a été réhabilité sous l'égide de Mr COSSON, Maire, par la municipalité et quelques bénévoles qui ont mis la main à la pâte en 1980.


LA RESISTANCE DANS NOTRE COMMUNE PENDANT LA DERNIERE GUERRE

Notre Commune étant particulièrement bien située au coeur des Combrailles, a grandement facilité l'implantation de maquisards. De nombreux bois, des hameaux isolés accueillaient des commandos de partisans. Ils se réunissaient dans l'arrière boutique d'une épicerie détenue par Yvonne, une véritable résistante de l'ombre, dont l'habitation était située et existe encore aujourd'hui " Place de la Résistance " au coeur du bourg de St-Georges.
C'est à cet endroit que se décida une opération fort délicate et risquée : la délivrance de 114 personnes emprisonnées à Riom et destinées à être fusillées ou déportées.
Le rassemblement eut lieu le 13 Août 1944 à 2h15 sur le CD 19 face au cimetière de St-Georges. Cette rue est actuellement dénommée "Avenue de la Libération " : sous la direction du commandant BAC (de son vrai nom LENOIR). le convoi composé de cinq groupes de 12 hommes, six camions ou cars pour assurer le transport des maquisards à Riom et pour ramener les prisonniers (après leur libération). Le départ eut lieu à 2h30 du matin.
Armement : 3 fusils mitrailleurs, 54 mousquetons ou Lebel, 10 mitraillettes, 30 grenades, 20 revolvers et assez de munitions pour tenir pendant 5 minutes en cas d'affrontement. Afin de donner toutes les chances de réussite, 3 maquisards étaient déguisés en soldats allemands.
Arrivés sur place, les hommes se disposèrent autour de la prison sur le Pré MADAME et les 3 maquisards en tenue allemande se présentèrent à la porte de la prison avec Jean BAC, parlant couramment l'Allemand, ils pénétrèrent dans la prison. Après avoir maîtrisé la sentinelle de garde, tandis qu'un autre coupait les fils du standard téléphonique, un deuxième garde fut immobilisé ainsi que le directeur de la prison qui fut bien obligé d'ouvrir la porte de chaque cellule.
Les 114 prisonniers dont 16 femmes montèrent allègrement dans les véhicules et la caravane reprit le chemin de la Sioule en passant par St-Georges et Les Ancizes. A noter qu'un prisonnier libéré (originaire de Châtel-Guyon) vit ses cheveux blanchir entre Riom et le camp de Chambonnet, près du Viaduc des Fades
Ce coup de main fort bien réussi et sans une goutte de sang restera dans les annales de notre cité pendant longtemps encore.